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dimanche 7 septembre 2008

"Je n'ai que ma voix"

Y'a quelques semaines, j'ai accompagné Gidéon sur le tournage du premier clip d'un jeune artiste Burkinabé -MYS. J'étais curieux de voir comment fonctionne ce genre de tournage, comment il gère la synchro, la lumière, le jeu de l'artiste, etc...

Comme il avait déjà un assistant caméra, j'ai emmené mon appareil photo pour faire quelques clichés. Le lendemain MYS m'explique qu'il a besoin d'une photo pour la couverture de son album. Une belle occasion d'utiliser un peu mon appareil. Quelques photos plus tard, me voilà également graphiste, chargé de réaliser la pochette dudit album.

Je me suis bien éclaté avec Photoshop et j'ai du prévoir un format pour cassette audio (toujours d'actualité ici). L'album devrait sortir dans le courant du mois de septembre et voilà à quoi ressemblera la pochette....

Ci-dessous le clip -réalisé par Gidéon donc- que je trouve vachement bien foutu même si c'est pas vraiment mon style de musique.

Clip Mys - "Je n'ai que ma voix"
envoyé par gideonvink

vendredi 11 juillet 2008

Images du passé ?

En me baladant sur le blog d'Alesk qui m'avait laissé un commentaire y'a quelques jours, je suis tombé sur le site "Images du passé en Afrique de l'Ouest" qui propose des vieilles photos prises aux alentours de 1930-1950. Pour le Burkina, cliquez 'Haute-Volta' et pour le Mali 'Soudan Français'.

Ce qui m'a le plus frappé c'est que -en dehors des clichés coloniaux- certaines photos n'ont pour ainsi dire pas vieilli.

Regardez les trois photos ci-dessous. Je pourrais prendre exactement les mêmes aujourd'hui. Je sais pas vous, mais moi je trouve ça hallucinant et je ne sais pas trop quoi en penser.

> Ce genre de grenier à grains se trouve à peu près partout au Burkina. Faites 10 km hors de Ouaga et vous en verrez plein (exemple)

> Métier à tisser le coton. Aujourd'hui ils sont souvent en fer et certain avec un mécanisme. Pourtant, il y a quelques mois, j'ai vu un vieux assis sous un baobab avec exactement le même attirail. j'avais même fait quelques images mais je les ai malencontreusement effacées.

> Pas besoin de quitter Ouaga pour trouver des poteries en terre de ce genre. Petits détail, aujourd'hui rares sont les femmes qui se baladent seins nus.


La dernière photo ci-dessous est intitulée "Lobi des villes, Lobi des champs", je vous laisse juge de l'opportunité du jeu de mots.

Une chose m'a frappée dans cette photo. Bon évidemment aucun de ces deux look n'est plus d'actualité. Mais regardez le Lobi de droite, sur son épaule il porte un outil pour travailler la terre. C'est exactement le même outil (un simple manche agrémenté d'une lame) qu'utilisent aujourd'hui la grande majorité des paysans et ils le portent exactement de la même façon, sur l'épaule. On peut encore voir ce genre d'arc et de petites flèches sur certains marchés ou dans des boutiques souvenirs mais ils ne sont plus vraiment utilisés.

mardi 1 juillet 2008

Photos - Green is back !



Mariée trois fois...au même homme !

Samedi nous avons été invité au mariage de Rasmata, une de mes collègues chez Manivelle.

Pour la petite histoire Rasmata est musulmane et son mari catholique. Qu'à cela ne tienne, après un mariage à la mairie, un mariage musulman, voici le mariage chrétien ! Si ça c'est pas de l'amour !

>> Voir quelques photos

dimanche 8 juin 2008

Le projet nutrition en pleine action

L'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) partenaire de notre projet souhaitait découvrir le travail réalisé directement avec les mamans et les enfants dans les villages. Nous avons donc accompagné Idrissa et moi, le Dr Byram et le Professeur Nanema, dans l'un des 180 villages où l'on travaille.

Visite à Ingaré, dans le Nord du Burkina. Départ 6h, la meilleure heure pour rouler étant donnés les 42° qui continuent à nous pourchasser! Nous roulons deux heures avant d'arriver à Ouahigouhya, chef-lieu provincial de notre équipe (l'une des 9 équipes). Sanga, animateur, et Rahamatou et Félicienne, infirmières nous accueillent, le sourire aux lèvres.
Un petit café avant de rejoindre l'équipe Unicef? Pas de refus! Sauf que, pas tout à fait réveillée, j'oublie de demander un "vrai café au lait" et non un lait concentré sucré avec un soupçon de nescafé.

Me voilà donc devant un grand bol de lait concentré sucré, coupé à l'eau bouillie, à côté de Rahamatou qui déjeune avec plaisir en dégustant sa soupe de... foie de veau!
Ensuite, départ vers Ingaré, un village à 50 km de Ouahigouhya. Nous empruntons la voie rouge principale et à un moment, Sanga nous dit "là, tu tournes à droite". Mais, pas de route à droite... Non non pas de route, le village est très inaccessible, et c'est par définition pour cela qu'on l' a choisi... C'est dans ces cas là qu'on comprend la vraie utilité du 4 fois 4. Heureusement que Sanga a l'air de savoir où il va car ça donnait la méchante impression d'être perdus au milieu du désert! Au bout de 20 km, apparaissent les premières "cases". Nous voilà arrivés.

Nous continuons jusqu'au CVN, Comité Villageoins de Nutrition, créé et construit dans le cadre du projet.
Les mamans, leurs bébés accrochés dans leur dos, nous attendent en nombre et de pieds ferme. La visite commence par une séance de sensbilisation à l'importance de "l'eau" dans l'alimentation. Quantité, hygiène, et qualité de l'eau. L'eau est en effet l'une des principales sources de maladie pour les enfants.

Ensuite, les enfants malnutris du village (recensés dans le cadre d'une grande enquête) sont appelés un à un pour la pesée et la consultation par notre équipe d'infirmières de choc.

Pour la suite, je vous laisse découvrir en images (prises par moi cette fois) comment se déroule le projet!

dimanche 1 juin 2008

Un dimanche à Ouaga...

Dimanche matin, 10h, j'émerge doucement après une bonne petite soirée avec mon collègue congolais Albert et sa femme ainsi qu'un autre couple d'amis. Petit mal de tête... Soirée bien arrosée en effet dans un petit "maquis" antillais où le rhum a coulé à flot toute la soirée. Jo, de son côté, n'est pas encore parvenu à ouvrir les yeux!

Je m'installe dans le hamac avec un bon livre reçu tout récemment pour mon anniversaire (merci à vous!), quand on toque à la porte de la cour. Débarque Prisca, la petite voisine d'en face qui passe souvent à la maison papoter un peu...

"Je demande mangue", me dit-elle. Sans attendre ma réponse, il ne faut pas trois minutes pour que Prisca, 10 ans, 1m40 se retrouve en haut de notre manguier armée d'un balai à l'attaque des mangues accrochées. Visible de la rue et rigolant de plus belle à chaque mangue attrapée, elle ameute rapidement d'autres enfants de la rue.

Me voilà donc vite entourée de Prisca, Awa, Lifa, et Tarifa, le petit frère de Awa... tous plus excités les uns que les autres à l'idée de s'attaquer à cet énorme manguier qu'on voit de loin dans la rue. Ce sport, l'attaque des mangues, est une coutume particulièrement appréciée en cette période, ici au Burkina!

Une fois la mission mangues accomplie, une petite séance de gym s'imposait dans notre belle pelouse toute douce. Poiriers, roues et ponts, elles sont bien douées les petites! La matinée s'est terminée par une séance dans le hamac et bien entendu, une séance photo. L'appareil numérique, franchement, quelle belle invention. Qu'est-ce que c'est sympa de se voir dans l'écran!

mercredi 9 avril 2008

The Bé In Burundi Xperience

Bé est une amie d'enfance d'Elo, c'est aussi la jumelle de Pascaline pour ceux qui la connaisse. Elle était venue passer les fêtes avec nous entre Ouaga et la brousse. A découvrir d'ailleurs, le récit de ce nouvel an un peu dément (photos à l'appui). Oui, la tête de con avec sa lampe de poche, c'est moi (faites vous plaisir, cliquez pour agrandir!).

Enfin tout ça pour vous dire qu'elle a ouvert un blog à son tour pour nous faire découvrir un autre coin d'Afrique qu'est le Burundi. Elle part là-bas pour bosser à la mise en place d'un journal à Bujumbura. Elle en profitera certainement faire des super photos. Un blog à suivre donc !

Quoi l'adresse ?

Ah oui, l'adresse... http://badamantidis.blogspot.com/

lundi 7 avril 2008

Elo bien nattée !

C'est presqu'un passage obligé... Elo s'est fait 'natter' par Bintou qui bosse comme nounou pour un de ses collègues Croix-Rouge et qui est justement une ancienne coiffeuse. Après quelques inquiétudes (voir photo!), elle est finalement satisfaite du résultat. Et autant vous dire qu'elle a son p'tit succès ! Merci Bintou...

mardi 18 mars 2008

L'alto Mondo de Simo

L'ami Simo est de plus en plus passionné de montagne. Il est même entrain de devenir journaliste spécialisé dans la presse transalpine (ALP - La rivista italiane del verticale).

Pour rappel, Simone (prononcez 'Simoné') avait passé ses six mois d'Erasmus en notre charmante -et dépravante- compagnie à Bruxelles (période 'rue de l'été'). Depuis on se voit une ou deux fois par an, à Turin, à Bruxelles, ou ailleurs (Peyresq, Tyrol...). D'ailleurs, il pourrait bien quitter ses montagnes dans les mois qui viennent pour venir tâter les pistes ouagalaises...

Tout ça pour dire que je viens de découvrir que lui aussi tient un blog (en italien). Au programme : montagnes italiennes, ski de rando, photos... Putain, c'que ça rafraichît de voir ce genre d'images !!!!

En route pour les sommets avec Simone !

samedi 15 mars 2008

Sofia en Caracas

Photos : Sofia W. - http://caracax.blogspot.com/

La liste de nos amis en vadrouille un peu partout sur la planète ne cesse de s'allonger. Sofia est à Caracas pour stage de trois mois dans une télé locale. J'ai juste jeté un œil sur son blog mais les photos sont superbes, ça donne vraiment envie... Alors, si comme moi vous avez envie d'en (sa)voir un peu plus...

jeudi 28 février 2008

Parc de la Pendjari, visite parents Jo

Cette fois, ce sont mes parents et Lucie, ma petite soeur, qui sont venus nous rendre visite. Après avoir un peu cogité, j'avais décidé de les emmener visiter ce qui est considéré comme la plus belle réserve d'Afrique de l'Ouest : le Parc de la Pendjari au Bénin. C'est la saison idéale pour voir les animaux et puis comme ça, nous aussi on découvrait de nouveaux coins.

Mais avant, en route pour l'un des villages les plus célèbres du Burkina : Tiébélé. On me l'avait décrit comme un endroit un peu trop touristique mais à ne pas rater. Elo n'était de la partie, la faute à un quota limité de congés (ben oui, on rentre trois semaines pour vous voir en mai alors, ça réduit pas mal...).

Comme vous ne le savez pas, nous n'avons pas de voiture. Bon, ok Elo en a une mais c'est à la Croix-Rouge, elle ne peux pas aller à plus de 50km de Ouaga avec, c'est pas un 4x4 et je ne peux pas la conduire. Tout ça pour dire que pour visiter le pays, ils nous reste deux solutions : les bus ou la location d'un 4x4 (souvent avec chauffeur obligatoire).

Pour visiter le parc de la Pendjari le choix se réduit à zéro puisque vous imaginez bien qu'il n'y pas le TEC dans le parc, par contre pour rejoindre Tiébélé, l'option bus est envisageable.

Nous voilà donc embarquant dans un de ces merveilleux petit bus de la STMB. Pas une camionnette mais pas un autocar non plus... Un fois que toutes les places sont occupées, on ouvre des strapontins dans l'allée centrale, ce qui fait qu'une fois qu'on démarre, y'a plus moyen de bouger de son siège jusqu'à l'arrivée... Les bagages ? Les chèvres ? Les vélos ? Sur le toit voyons !

Deux heures et demi de route (entrecoupées par quelques traversées d'âne, de chèvres, de vaches etc...) et nous voilà à Pô, ville frontière avce le Ghana. Reste maintenant à trouver un taxi-brousse pour nous emmener à Tiébélé à une trentaine de km. Une merveilleuse Peugeot 305 de trente ans d'âge fera l'affaire. Le temps de remonter la roue manquante et de remplir quelques bouteilles d'essence -et pour nous de visiter le marché de Pô- et nous voilà parti pour une heure et demi de piste.

Tiébélé et la fameuse cours royale se révèlent superbes (voir photos) et pas si pourri que ça par le tourisme; on est à peu près les seuls dans le village et je constate une fois de plus que la mention 'touristique' au Burkina est très relative. Nous logeons à l'auberge Kunkolo, dans ces cases rondes au toit plat. Avec Lu, on tente de passer la nuit à la belle étoile, sur le toit de la case mais faute de couverture, nous devons battre en retraite à deux heure du mat'. Le lendemain matin, nous faisons un saut sur les rives du marigot (comprenez le lac) avant de reprendre la route de Ouaga.

Le lendemain matin, tous en voiture, pour le Bénin. Pour le coup nous partons avec l'Agence Tourisme* et notre Barracuda à nous s'appelle Paul. Il est chauffeur mais surtout le guide, et se révèlera un incroyable pisteur une fois dans le parc. Le midi, étape à Fada 'N Gourma, visite du marché avant de continuer vers la frontière.

Arrivée à Porga, dernier village avant la réserve et entrée du Parc. On décide de profiter de la dernière heure de soleil pour faire un première ballade dans le parc. Paul nous préviens que c'est une zone tampon où la chasse est autorisée. "Ok, on verra !". Maigre buttin puisque nous apercevrons à peine un cobbe et deux phacochères. L'enthousiasme retombe un peu et on se demande déjà si on va vraiment voir des animaux...

Heureusement les deux jours qui suivent se révèlent très riches en rencontres. Que les choses soient clair, le parc n'est pas un zoo. Il abrite des animaux sauvages qui ne sont jamais deux fois au même endroit. Notre chance est que la saison est idéale; il fait sec, les herbes hautes sont rares et les animaux un peu moins vifs. Et puis Paul connait le Parc comme sa poche, il vient ici depuis 15 ans et est capable de pister un lion ou un troupeau d'éléphant pendant deux heures tout en nous montrant des tas d'autres animaux. Vous l'aurez compris on a vu beaucoup beaucoup d'animaux...mais je vous laisse découvrir tout ça en photo.

Après deux jours et demi dans le parc, nous prenons doucement le chemin du retour. Nous sortons du parc pour rejoindre l'incroyable cascade de Tanagou où une baignade s'impose avant de rentrer au Burkina. Dernière surprise pour nos voyageurs, nous allons passer la nuit dans un endroit magique : l'île de Tagou.

En janvier, un français un peu fou a ouvert un campement (comprenez un p'tit hôtel) sur une île granitique au beau milieu du barrage de la Kompienga (Pama). J'en avais entendu beaucoup de bien (merci JC !) et je voulais absolument aller voir ça. WA-OUW quel endroit...

Arrivés au coucher du soleil, on embarque dans la pinasse (grande pirogue) pour rejoindre l'île. Les blocs de granit comme tombés du ciel dessinent des silhouettes surprenantes; serait-ce l'île le Pâques ou les Seychelles ? Non juste l'île de Tagou !

Le lendemain matin le spectacle est grandiose (voir photos mais c'est encore mieux en vrai) et le calme omniprésent. Petit déj' au sommet de l'île et baignade sur un petite plage naturelle. Re-pinasse, re-piste et nous voilà chez les peuls pour une petite visite de courtoisie. Ces éleveurs nomade sont célèbres pour leur maison de voyage ('en kit') et l'élégance de leurs femmes. Réputation bien méritée. Là aussi, voir photos.

Notre voyage se termine déjà, Ouaga nous attend...

Epuisés et mais ravis nous sommes de retour à Ouaga. J'emmène le paternel faire un tour en moto pour régler une histoire de billet d'avion. Lui, le motard aguerri jure de ne plus jamais rouler en moto à Ouaga. Et oui, la moto ici, c'est du sport !

Je ne résiste pas à l'envie de présenter ma famille à l'équipe de Manivelle et d'organiser un tour des bureaux. très sympa, évidemment.

Mais un p'tit saut dans le centre s'impose quand même avec toute la clique. Je redoute un peu ça et comme je m'y attendais, très vite c'est la ruée... Quatre blancs qui se baladent à pied et qui en plus achètent de temps en temps, ça passe pas inaperçu. On se fait poursuivre par une horde de petits vendeurs de plus en plus collants avant de se faire carrément emmerder par deux trois crétins agressifs. Rien de bien grave mais une mauvaise image du Burkina. Effets pervers du tourisme, oui sans doute mais il ne faut pas oublier que pour beaucoup la vie est très dure ici. Chez quelques uns ça s'exprime de façon agressive. C'est dommage mais ce n'est qu'une infime minorité de jeunes un peu paumés, les burkinabés sont vraiment charmants d'habitude.

Le village artisanal se révèle un endroit beaucoup plus cool pour les derniers achats et on peut y admirer les artisans au travail.

Au final, un voyage un peu éprouvant mais multiple et maginfique pendant lequel on aura découvert plein de choses et d'endroits très différents. Nous rentrons tous avec la tête remplie d'images et je vous invite à en découvrir quelques unes...


* J'avais pensé dans un premier temps organiser le voyage moi-même mais en additionnant tous les frais (location véhicule, carburant, logements, bouffe, entrées du parc + guide, etc...) j'arrivais à peu près au même montant. Cette agence propose des voyages à la carte, j'ai donc fait mon itinéraire et ils se sont occupé du reste. De plus un guide est absolument nécessaire si vous voulez voir quelque chose dans le parc (voir ci-dessus).

mercredi 26 décembre 2007

Joyeux Noël


Ici, les crèches sont en pleine rue pour que tout le monde en profite. Joyeux Noël à tous...

Ce que vous avez raté

Et dont on n'a pas de photo...

Les p'tits vendeurs de guirlandes de noël qui s'en enroulent comme si c'était des écharpes, les bonhommes de neige peint sur des vitrines qui n'ont jamais vu l'ombre d'un flocon, les pères noël gonflables Made in China en vente à tous les grands carrefour, le repas du réveillon en terrasse et en T-Shirt, les moules de Bouchot et le cobe de Bufon (antilope) au menu, les pétard qui claquent un peu partout dans le nuit...

Vraiment, Noël ici, ça a quelque chose de merveilleusement surréaliste...

Mieux qu'un nain !

Pour Noël, Bérangère nous a offert ce superbe cameraman. On avait tous les deux flashé dessus et il donne terrible dans le jardin. Merci Béran !

mardi 11 décembre 2007

Fête de l'indépendance !

En ce 11 décembre, le Burkina Faso fêtait ses 47 ans d'indépendance. Pour l'occasion, un grand défilé 'civil et militaire' a été organisé dans les rues de Ouaga.

A l'époque de la révolution (comprenez les années Sankara), la fête de l'indépendance avait été supprimée car considérée comme trop connotée, rappelant paradoxalement l'impérialisme occidental. La date du 11 décembre n'était plus vraiment fêtée depuis, contrairement au 4 août, date de la Révolution Démocratique et Populaire de 1983 et considérée comme jour de fête nationale.Mais allez savoir pourquoi, le bon Blaise -qui pour rappel, était un des acteurs principaux de la révolution- a décidé de la remettre au goût du jour.

Les contestations n'ont évidemment pas manqué de fuser, notamment du côté des sankaristes : "La décision du gouvernement de commémorer le 11-Décembre avec faste est une décision comique. C’est vraiment de la comédie.{...} . En réalité, ces trouvailles visent des desseins inavouables. Le premier dessein condamnable, c’est de chercher coûte que coûte, vaille que vaille, à masquer les activités du 13 décembre qui sont les activités commémoratives du 9e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Ensuite célébrer avec faste, cela suppose qu’il faut beaucoup d’agent. Le chiffre officiel avancé est estimé à 500 millions de FCFA. Je pense que ce n’est pas opportun." dixit Me Bénéwendé Sankara sur Le Faso.net (voir article ci-dessous).

Du côté de Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP), parti au pouvoir, le député Achille Tapsoba salue l’influence de cette fête sur le sentiment d'identité nationale : C’est une décision, très juste, salutaire, dans la mesure où l’abandon de ce caractère festif et même de l’éclat pouvait nous amener progressivement à perdre les couleurs de notre pays, l’identité nationale qui nous réunit tous dans cet espace géographique qu’on appelle le Burkina Faso. Je pense que c’est une bonne chose que d’avoir enfin rétabli l’ordre des choses. {…} La commémoration de cette date permet également à la jeune génération de renouer non seulement avec la compréhension de l’importance de cette commémoration mais aussi quelle puisse être le vecteur pour continuer à porter le fils conducteur de l’unité nationale de génération en génération.

J'aurai tendance à partager le premier avis. Je ne pense pas que ce soit une nécessité d'organiser ce genre de festivité quand on connait les nombreuses difficultés que connait ce pays. Pourtant, les burkinabés semblent friands de ce genre de fête, et on peut penser que ça permet d'oublier un peu les soucis. Enfin, c'est surtout valable pour les ouagalais parcequ'en brousse, ils s'en foutent pas mal du défilé... Quoiqu'il en soit, la foule était au rendez-vous et les Ouagalais ravis de renouer avec les grands défilés d'antan.

Tout ça pour dire que votre serviteur, aussi, était de la partie et vous a ramené quelques photos du défilé dont certaines plutôt surprenantes. Le mélange des militaires armés, des chars d'assauts avec les tracteurs agricoles et les écoliers défilant au pas militaire donnait à l'ensemble un p'tit air autoritariste mais une fois le cortège passé, le joyeux bordel des rues de Ouaga a vite repris ses droits. Ouf !

lundi 3 décembre 2007

Photos de notre voyage dans l'est du Burkina

En attendant le récit de ce superbe voyage, voici déjà les photos...

Voir l'album complet (183 photos) | Voir le résumé (40 photos)

vendredi 9 novembre 2007

Voyage au Niger - Récit

A venir...