lundi 1 septembre 2008
Moustiques 2 - Joffrey 0
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samedi 19 juillet 2008
Rainy day
Petite balade dans les rues du quartier un jour de pluie...
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dimanche 13 juillet 2008
Odorama de Ouaga...
Le matin se lève sur la ville. Les coqs chantent, le pilon tape, l'immam appelle à la prière et les premières odeurs nous parviennent aux narines... La cuisine au feu de bois des voisins attaque directement la sensibilité de nos petits nez (surtout le mien). L'odeur du "Soumbala" a déjà envahi le salon à travers les fenêtres restées ouvertes pour prendre un peu l'air frais.
Je démarre la voiture, vieille Opel seconde main. Odeurs de gaz d'échappement du vieux taco.
Un petit parcours sur le six-mètres entre les trous et les flaques saumâtres avant d'atteindre le goudron qui m'amène à la Croix-Rouge. Les odeurs de CO2 se mélangent à celles des brochettes , du poisson fumé et du poulet télévisé déjà en préparation.
Arrivée "au service", les odeurs du restaurant Croix-Rouge m'assaillissent...avec celles des produits de nettoyage.
Quelques heures plus tard, c'est "la descente" (entendez sortie du bureau), même parcours, mêmes odeurs... Mais là, la pluie soulevant la poussière amène avec elle de nouvelles odeurs... et de la boue partout, partout partout...
Pour un peu, on en oublierait, les odorantes latrines des voisins...
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jeudi 3 juillet 2008
iNsEcTiSiDeS
Une toute petite vidéo réalisée juste pour le fun !
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mardi 24 juin 2008
Festival Cine Droit Libre 2008
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dimanche 1 juin 2008
Un dimanche à Ouaga...
Dimanche matin, 10h, j'émerge doucement après une bonne petite soirée avec mon collègue congolais Albert et sa femme ainsi qu'un autre couple d'amis. Petit mal de tête... Soirée bien arrosée en effet dans un petit "maquis" antillais où le rhum a coulé à flot toute la soirée. Jo, de son côté, n'est pas encore parvenu à ouvrir les yeux!
"Je demande mangue", me dit-elle. Sans attendre ma réponse, il ne faut pas trois minutes pour que Prisca, 10 ans, 1m40 se retrouve en haut de notre manguier armée d'un balai à l'attaque des mangues accrochées. Visible de la rue et rigolant de plus belle à chaque mangue attrapée, elle ameute rapidement d'autres enfants de la rue.
Me voilà donc vite entourée de Prisca, Awa, Lifa, et Tarifa, le petit frère de Awa... tous plus excités les uns que les autres à l'idée de s'attaquer à cet énorme manguier qu'on voit de loin dans la rue. Ce sport, l'attaque des mangues, est une coutume particulièrement appréciée en cette période, ici au Burkina!
Une fois la mission mangues accomplie, une petite séance de gym s'imposait dans notre belle pelouse toute douce. Poiriers, roues et ponts, elles sont bien douées les petites! La matinée s'est terminée par une séance dans le hamac et bien entendu, une séance photo. L'appareil numérique, franchement, quelle belle invention. Qu'est-ce que c'est sympa de se voir dans l'écran!
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lundi 7 avril 2008
Elo bien nattée !
C'est presqu'un passage obligé... Elo s'est fait 'natter' par Bintou qui bosse comme nounou pour un de ses collègues Croix-Rouge et qui est justement une ancienne coiffeuse. Après quelques inquiétudes (voir photo!), elle est finalement satisfaite du résultat. Et autant vous dire qu'elle a son p'tit succès ! Merci Bintou...
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dimanche 23 mars 2008
Joyeuses pâques!
"Jesus Christ a vaincu la mort. Alléluia allélui amen!!! Que sa résuréction nous fortifie et murisse notre foi en lui. Bonne et joyeuse pâque à toi et toute ta famille! Bye bye. Alice"
Voici un petit message reçu en ce dimanche dominical de la part de ma collègue comptable Alice.
De quoi faire réfléchir...
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samedi 1 mars 2008
Ouaga contre la vie chère
Ok, je suis de toute façon chez Manivelle et Elo à la Croix-Rouge. On évitera le centre aujourd'hui. Dans notre quartier, c'est calme. Au fil de la journée les nouvelles arrivent, des manifestants ont envahis plusieurs artères de la ville et il y a de la casse. Jean-Claude reçoit quelques images prises avec un GSM, on y voit des vitrines cassés et un bureau de la Western Union dévalisé. J'apprends ensuite que des feux rouges et plusieurs panneaux publicitaires ont aussi subis les foudres de la foule et que des pneus brulent un peu partout.
Au bureau plusieurs burkinabé passent en râlant sur ces jeunes manifestant qui cassent les biens de l'état, "et qui va devoir payer la casse ? C'est nous". C'est vrai que pour les feux rouges, c'était pas très malin mais pour les panneaux publicitaire, c'est plutôt bien vu !
Il faut dire que la colère montait depuis quelques semaines. En cause une augmentation des produits alimentaires de bases (riz, farine, sucre, pain) dont la cause semble bien difficile à déterminer puisqu'évidemment tout le monde se renvoie la balle. Pour être tout à fait honnête, de notre côté on a pas vraiment sentit l'augmentation à part le pain qui coûte effectivement un peu plus cher.
Le gouvernement a réagit en supprimant les droits de douane sur toutes une liste de produits. espérons que ça permette de calmer le jeu, le temps de trouver une solution. Pour les gens de la rue, les fautifs sont à chercher du côté des commerçants qui s'en mettent plein les poches. Mais est-ce que l'augmentation du baril du brut ne serait pas aussi une explication ? Si un économiste peut m'éclairer...
Ce n'est pas la première fois que ça chauffe dans le centre depuis notre arrivée mais c'est toujours très temporaire. Vendredi le calme était revenu et à part quelques feux rouges effectivement mal en point et plusieurs patrouilles de police, plus de traces des manifs.
Pour en savoir plus :
- Manifestations contre la vie chère : Ouagadougou entre casse et pillage (29/02/08 - Le Pays)
- Mesures contre la vie chère, beaucoup de non-dits (29/02/08 - Le Pays)
- "La réaction du peuple est à la hauteur de son supplice"(29/02/08 - L'Observateur)
- Burkina Faso: un mort lors des violences jeudi à Ouagadougou (29/02/08 - Le Monde)
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lundi 11 février 2008
Mais finalement qu’est ce qu’on fait au Burkina Faso ?
En ouvrant certains blogs d’amis d’amis, on se met souvent à chercher « qui est qui », qu’est ce que ces gens font là-bas et pourquoi ils racontent tout ça.
Un peu de contextualisation ne fait jamais de mal ! Alors pour ceux qui se demandent ce que ces deux belges sont venus faire à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, voici quelques explications.
Nous sommes Jo et Elo, deux citoyens belges, en mal de voyage. Cela fait deux ans que ça nous trottait dans la tête, nous voulions travailler dans un pays du Sud. Une même envie, au même moment… il fallait sauter sur l’occasion !
Et c’est ce que nous avons fait.
Moi-même, passionnée par l’humanitaire depuis ma sortie des études, je rêvais de pouvoir être confrontée aux « réalités du terrain ». C’est bien beau l’humanitaire de l’Europe mais c’est encore mieux de pouvoir le vivre au quotidien dans les pays pour lesquels on s’investit.
Jo, journaliste de formation, avait envie, lui aussi de faire du terrain. Un terrain différent de celui de l’humanitaire mais un terrain de journaliste qui prend lui-même les images qu’il souhaite faire partager. Envie de mouvement, de vie, d’images réelles.
En mars dernier, nous essayons donc de concrétiser tout cela. La Croix-Rouge devrait justement ouvrir un grand projet au Burkina Faso et un poste allait dès lors s’ouvrir.
Après quelques lectures sur le pays, le Burkina que nous ne connaissions pas vraiment, nous tente bien !
Quelques remous avant la proposition finale qui tombe le 3 août 2007 ! Nous partons le 1er septembre…
Jo cherchera alors sur place un boulot dans le milieu du documentaire ou du film. De contact en contact, il tombera sur Manivelle, une petite boite qui produit films et documentaires. Une équipe d’enfer qui lui apprend un nouveau métier, celui de reporter …..
Nous voilà donc partis pour un an et demi, au beau milieu de l’Afrique de l’Ouest, à Ouagadougou, où tous les deux, chacun dans nos boulots respectifs, nous vivons une expérience extraordinaire. Quant à la découverte en couple d’un nouveau pays, d’une nouvelle culture, elle a quelque chose de magique !
Elo
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samedi 2 février 2008
Et au boulot, ça donne quoi?
En toute franchise, ce ne fut pas simple !
Ma cheffe à Bruxelles m’avait prévenu : « je n’ai jamais connu quelqu’un pour qui les 3 premiers mois d’une première mission de terrain n’étaient pas difficiles… ».
Et elle n’avait pas tort ! C’était dur, très dur. D’abord parce que c’est vrai que tout est nouveau : le pays, la culture, le métier. Et il faut s’habituer à tout ça.
Mais aussi parce que cette mission-ci était particulièrement complexe.
En effet, mon arrivée coïncidait avec une « ouverture de mission », comme on dit dans le jargon de l’humanitaire, ce qui signifie qu’il n’y avait pas d’expatrié sur place disposant de maisons, de bonne adresses, de personnes de contact, de noms de fournisseurs, de réseau en fait…
Ensuite, le projet pour lequel on m’envoyait était très très, trop ambitieux tel que conçu au départ. Ma collègue, cheffe de projet nutritionniste, arrivée en même temps que moi, a d’ailleurs fini par jeter l’éponge tellement les choses paraissaient complexes, voire impossibles à mettre en place.
Mi-novembre, elle a donc quitté le pays, me laissant seule belge à la tête de la mission Croix-Rouge de Belgique au Burkina Faso avec ce projet
La dernière chose qui compliquait la situation est le fait que le partenariat avec la Croix-Rouge burkinabè n’était pas défini, de sorte que c’était à moi de « tenter » de définir un mode de fonctionnement et de communication avec le Directeur national de cette dernière. Ceci n’était pas une mince affaire du haut de mes 27 ans !
Heureusement, certaines personnes m’ont aidé à tenir le coup. Tout d’abord, le siège de la Croix-Rouge à Bruxelles m’a toujours soutenue et a été très à l’écoute de mes préoccupations par rapport à la mise en place de ce programme. Il y a d’ailleurs eu 3 visites de membres du personnel qui avaient pris conscience du défi dans lequel nous nous étions, Croix-Rouge de Belgique lancés. Naziha, une charmante collègue est d'ailleurs venue appuyer le projet pendant un mois et a aidé à redéfinir ce dernier en vue de le rendre plus réaliste. Pendant ce temps, le travail avec elle était déjà plus facile.
Finalement, c’est certain que sans la présence de mon amoureux à mes côtés, je n’aurais franchement pas tenu le coup ! Il a donc subi mes sautes d'humeur pendant ces quelques mois...
Aujourd’hui, les choses vont beaucoup mieux. Un chef de projet burkinabè a enfin été engagé. Idrissa est maintenant à la tête de ce projet pour le volet opérationnel. Ma cheffe, envoyée par la Croix-Rouge de Belgique est arrivée. Rosine a 57 ans, elle a déjà vécu 12 ans en Afrique et connait bien le fonctionnement de missions telles que celle que nous essayons de mettre sur pied. Je lui ai très vite délégué toute une série de dossiers chauds comme la relation avec la Croix-Rouge Burkinabè ou les problèmes de politique salariale du personnel engagé sur nos projets.
Par ailleurs, ma collègue cheffe de projet nutritionniste vient d’être remplacée par un médecin congolais expatrié qui a déjà géré le même genre de projet au Niger. Il est en plus une personne très intéressante à écouter ! Il connait énormément de choses dans le domaine de la santé dans les pays en développement, et ça, moi, ça me passionne…
Le dernier point noir à résoudre était le poste de logisticien, un poste tenu par un burkinabè, soit la personne qui s’occupe de tout le matériel à acheter, de l’approvisionnement des vivres à distribuer dans les villages. Siaka, un ancien militaire est arrivé ce lundi. Il a l'air très efficace. Equipe au complet donc maintenant !
Ouf, toutes ces personnes qui semblent à première vue très compétentes chacune dans leur domaine vont pouvoir venir reprendre une partie du travail qu’à défaut, je devais, mais ne parvenais pas à assurer.
Je vais donc pouvoir me concentrer sur les deux nouveaux projets que nous lançons cette année 2008 : projet d’accueil et d’écoute des "filles des rues" et projet de prévention contre l’exploitation et le trafic des enfants ! Quand il n’y en a plus, il y en a encore !
Elo
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mardi 29 janvier 2008
Crocodiles des villes
Ce dimanche on avait décidé d'aller faire une petite balade dans le parc urbain Bangr-Weoogo. Cette ancienne forêt sacrée est devenue un grand parc public, plus ou moins aménagé, où les ouagalais vont se ballader le week-end.
On se balladait tranquillement nous aussi, sans trop savoir où on allait puisqu'il n'y a ni plans ni indications. Sympathique forêt, on aperçoit quelques écureuils, des papillons, des oiseaux colorés... On décide de prendre un chemin un peu moins balisé mais menant vers la p'tite rivière qui traverse le parc. Arrivés à la rivière, on est d'abord frappé par la saleté qui a envahit l'endroit. Des tas de sacs plastiques jonchent les rives. C'est un problème malheureusement courant au Burkina mais on s'y attendait pas après cette ballade buccolique.
Mais alors qu'on se lamentait sur cette triste histoire de sacs plastiques, v'la ti pas que sur l'autre rive, on aperçoit deux petits crocos qui prennent le soleil tranquillement sans se soucier de notre présence... Je rassure Elo. Ils sont pas très grands (genre 1,50 m) et puis ils sont de l'autre côté en train de faire bronzette, on va continuer notre chemin le long de la rive jusqu'au prochain embranchement.

On se remet en route un peu fébriles mais dix mètres plus loin, on aperçoit le papa de nos deux copains; un mastos de deux mètres cinquante -au moins- qui lui aussi prend tranquillement le soleil. Hé, hé.. bonjour M'sieur...
Ajoutez à ça le gros SBROUUFF d'un autre saurien qui vient de se jeter à l'eau parcequ'il était sur la même rive que nous et qu'apparemment on lui a fait peur :-)
Elo ne veut pas en savoir plus, elle a déjà pris ses jambes à son (joli) cou et je ne tarde pas à la suivre...
Arrivés en sécurité, on reprend nos esprits et on se dit que la vie en Afrique c'est quand même plein de surprises...
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samedi 26 janvier 2008
La visite des parents
Après Béran, venue passer les fêtes avec nous, c’était au tour de mes parents de venir découvrir notre pays d’accueil.
Ils sont arrivés un samedi en pleine nuit avec une valise entière pleine de bouquins, jambon de parme, parmesan et autre lampe frontale (indispensable vu le nombre de coupures de courant) . Quel bonheur de retrouver ces quelques douceurs dont on avait oublié le goût ! Merci à eux…
Nous avons passé quatre jours à Ouaga puis avons entamé une petite virée vers le Sud-Ouest, Bobo et Banfora, villes que j’avais déjà repérées lors de mon mini-trip avec Steph.
Ces 9 jours passés en leur compagnie furent quelque peu mouvementés… Alors que nous voulions leur faire découvrir notre mode de vie assez paisible (bon, en dehors du boulot, qui n’est pas paisible du tout pour moi), cette visite fut entrecoupée d'événements qui auraient pu venir alimenter leurs angoisses de nou savoir ici. Je vous explique.
Mes parents n’étaient pas arrivés depuis plus de 24h que Jo nous déclarait un palu (les assidus au blog ont pu lire son message). J’ai essayé de relativiser mes craintes et de dédramatiser, faisant comme si je maitrisais la situation, histoire de ne pas les inquiéter trop. Mais j’avoue que quand Jo a greloté et claqué des dents dans mes bras au beau milieu de la nuit, je n’en menais pas large.
Je vous rassure, il va beaucoup mieux aujourd’hui, il est encore fatigué et un peu amaigri mais tout va mieux ! Je cuisine de bonnes choses à base des produits que mes parents nous ont apportés pour qu’il reprenne du poil de la bête.
Lorsque Jo était encore souffrant à la maison, j’ai emmené mes parents faire du cheval au milieu de la brousse périphérique de Ouaga. Ils étaient très contents et ont beaucoup aimé. C’est une chouette manière de découvrir un pays que de la parcourir à cheval. J’avais en plus (sans le faire exprès) choisi l’heure de sortie des classes des enfants. Ce moment de la journée est toujours un peu magique car les petits et grands, avec leur sac en tissus faisant office de cartable, traversent les champs pour rejoindre leur case.
Toutefois, cette petite balade s’est terminée par une nouvelle aventure… notre voiture d’occasion, acquise par la mission Croix-Rouge (en l’occurrence, c’est moi qui l’avais -mal- choisie) deux jours auparavant nous déclarait déjà sa première panne. Je peux vous dire que j’étais un peu tendue lorsque, dans le noir, sur une voie très très empruntée par de gros camions bien chargés ralliant Abidjan, j’ai compris que la voiture ne bougerait plus de là.
Il va sans dire que des dizaines de Burkinabès, très « amusés » par la situation sont venus nous rejoindre pour nous demander ce qu’il se passait, nous proposer de l’aide… de sorte qu’au beau milieu du noir de la nuit, mes parents n’étaient pas très à l’aise.
Nous avons alors attendu l’arrivée de notre super chauffeur mécanicien Lassane, qui est venu nous débloquer la situation à l’africaine. Il a utilisé les moyens du bord pour nous ramener à bon port, de l’autre côté de la ville : une batterie de 4x4 trop grande et un tapis de sol pour éviter que le capot ne serve de conducteur d’électricité entre les deux pôles de la batterie (les plus mécaniciens comprendront, en tous cas, moi j’en apprends tous les jours sur la mécanique vus le nombre de problèmes qu’on rencontre avec les véhicules ici).
Le lendemain matin, nous avons quitté Ouaga pour nous rendre à Bobo–Banfora, région splendide du Burkina (allez voir les photos), dans une 4x4 blanche que nous avions louée.
Nous avons quatre jours paisibles dans cette région bien verte du pays : visite et baignade de superbes cascades, visite des dômes, de la vieille ville de Bobo et de sa mosquée, tout ça en passant par les hôtels confortables pour expats. Bons petits restos et piscine autour du bungalow, nous avons à un moment oublié que nous étions au Burkina Faso, deuxième pays le plus pauvre de la planète ! Mais en toute franchise, après nos différents voyages en brousse où nos repas se résumaient à un plat de riz ou pates grasses, ça faisait du bien !
Une dernière journée à Ouaga et c’est déjà la fin ! Je pense qu’ils étaient heureux de découvrir comment nous vivons ici, ce que nous ressentons. Peut-être ont-ils été contents également de partager certaines difficultés qu’on peut rencontrer lorsqu’on vit en Afrique.
Voici un petit message rédigé par eux à leur retour en Belgique. Merci à eux pour cette charmante visite en tous cas !
Elo
Etonnant : le contact chaleureux des Bourguina Bay,leur optimisme et leur positivité.
Dur : leur pauvreté, le rieu dans lequel les enfants jouent, les femmes lessivent et les animaux paissent.
Choquant : l'ampleur de la différence entre les pays riches et les pays en développement.
Surprenant : l'objet le plus souvent proposé à la vente aux locaux et aux touristes : la carte de téléphone portable.
Touchant : l'image de ces enfants souriants dans leurs habits colorés, petit sac au dos, rentrant de l'école dans cette chaleur douce de la tombée de la nuit dans des cases sans électricité ni eau. Il nous saluent joyeusement, heureux d'avoir croisé des "nassera".
Difficile : imiter valablement le style de Joffrey
Super séjour ! Grand merci pour votre accueil et votre organisation.
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mardi 15 janvier 2008
"Vous avez le palu Monsieur"
Moi, j'y croyais pas trop à cette histoire. J'étais juste un peu crevé... Idiotement, l'idée de choper le palu (on dit aussi la malaria, oui M'sieurs Dames) avait même un p'tit quelque chose romantique à mes yeux, genre aventurier...
C'était il y a deux jours. Depuis, autant vous dire que j'ai déchanté ! Les poussées de fièvre, les sueurs, le chaud/froid, le mal de crâne qui n'en finit pas et une nuit infâme passée à greloter de tout mon corps dans le bras d'une Elo évidemment inquiète... Le palu c'est vraiment une crasse.
A ma petite maman : Pas de panique je prends le traitement nécessaire. Grâce à la perspicacité d'Elo, j'ai été pris en charge tout de suite. C'est un peu comme une très grosse grippe. Je devrais être sur pied dans les jours qui viennent.Moustiques 1 - Joffrey 0, la chasse est ouverte...
Merci à toutes et tous pour vos messages de soutien, ça fait plaisir ! Aujourd'hui, ça va mieux. J'ai perdu un ou deux kilos dans la bataille et je suis encore un peu fatigué mais sinon, ça roule. Et puis il paraît que c'est la première fois qui est la plus difficile, me voilà donc tranquille !
Jo
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vendredi 11 janvier 2008
Notre petite maison...
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vendredi 4 janvier 2008
2008 commence fort !
Bon, le menu de notre repas de fête était plutôt modeste –semoule, sauce au choux et quelques Brakina (bière locale)- mais le cœur y était et après un compte à rebours au coin du feu, on a pris la route (euh…le p’tit chemin) vers le dancefloor local…Une petite dalle en béton au beau milieu de nulle part …
Pour la musique, deux gros baffles et un lecteur de k7 alimentés par un groupe électrogène pétaradant. Un son bien pourrave, de la poussière partout, des burkinabés bourrés (euh, nous aussi..) mais un cadre incroyable ! Béran, tu nous envoies les photos à l’occasion ?
Pour la petite histoire, on était à Goubré où je tournais un petit reportage pour Afrique au Cœur, l’assoc’ d’une amie de mes parents. Elle a vu mes vidéos sur le blog et m’a proposé de réaliser un p’tit truc pour eux. Suis donc parti une semaine, Elo et Bérangère m’ont rejoint le 31 pour la fête. Ce sera ma première « production » perso, montage prévu pour mars parceque je dois encore faire une itw en février (mais bientôt un aperçu…).
Après tout ça, Bérangère a continué vers le Mali et nous on est rentré à Ouaga pour organiser notre déménagement. Notre nouvelle maison est vraiment chouette, plus intime, située dans un quartier plus populaire et plus proche du centre, je vais faire quelques photos.
Allez, on vous envoie un peu de soleil du Burkina pour bien commencer 2008, bonne année à toutes et tous !
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vendredi 21 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
Fête de l'indépendance !
En ce 11 décembre, le Burkina Faso fêtait ses 47 ans d'indépendance. Pour l'occasion, un grand défilé 'civil et militaire' a été organisé dans les rues de Ouaga.
A l'époque de la révolution (comprenez les années Sankara), la fête de l'indépendance avait été supprimée car considérée comme trop connotée, rappelant paradoxalement l'impérialisme occidental. La date du 11 décembre n'était plus vraiment fêtée depuis, contrairement au 4 août, date de la Révolution Démocratique et Populaire de 1983 et considérée comme jour de fête nationale.Mais allez savoir pourquoi, le bon Blaise -qui pour rappel, était un des acteurs principaux de la révolution- a décidé de la remettre au goût du jour.
Les contestations n'ont évidemment pas manqué de fuser, notamment du côté des sankaristes : "La décision du gouvernement de commémorer le 11-Décembre avec faste est une décision comique. C’est vraiment de la comédie.{...} . En réalité, ces trouvailles visent des desseins inavouables. Le premier dessein condamnable, c’est de chercher coûte que coûte, vaille que vaille, à masquer les activités du 13 décembre qui sont les activités commémoratives du 9e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Ensuite célébrer avec faste, cela suppose qu’il faut beaucoup d’agent. Le chiffre officiel avancé est estimé à 500 millions de FCFA. Je pense que ce n’est pas opportun." dixit Me Bénéwendé Sankara sur Le Faso.net (voir article ci-dessous).
Du côté de Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP), parti au pouvoir, le député Achille Tapsoba salue l’influence de cette fête sur le sentiment d'identité nationale : C’est une décision, très juste, salutaire, dans la mesure où l’abandon de ce caractère festif et même de l’éclat pouvait nous amener progressivement à perdre les couleurs de notre pays, l’identité nationale qui nous réunit tous dans cet espace géographique qu’on appelle le Burkina Faso. Je pense que c’est une bonne chose que d’avoir enfin rétabli l’ordre des choses. {…} La commémoration de cette date permet également à la jeune génération de renouer non seulement avec la compréhension de l’importance de cette commémoration mais aussi quelle puisse être le vecteur pour continuer à porter le fils conducteur de l’unité nationale de génération en génération.
Tout ça pour dire que votre serviteur, aussi, était de la partie et vous a ramené quelques photos du défilé dont certaines plutôt surprenantes. Le mélange des militaires armés, des chars d'assauts avec les tracteurs agricoles et les écoliers défilant au pas militaire donnait à l'ensemble un p'tit air autoritariste mais une fois le cortège passé, le joyeux bordel des rues de Ouaga a vite repris ses droits. Ouf !
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vendredi 23 novembre 2007
Ensoleillement 100 % !
| Vendredi 23 | ||||
| matin : | 21°C | Précipitations Ensoleillement Force du vent | 0 mm 100 % 0 km/h | |
| après-midi : | 37°C | |||
| beau temps | Lever du soleil Coucher du soleil variation | 06:07 17:37 -1 mn | ||
| La lune | ||||
> La météo à Ouaga sur TV5 Monde
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dimanche 4 novembre 2007
Elo à Bobo
Hello,Et oui, un peu jalouse du voyage de mon amoureux, je me suis laissée tenter par un long WE dans le Sud du pays à "Bobo", ancienne capitale du pays. Départ jeudi matin avec Stef, une super pote qui bosse pour Terre des Hommes, une ONG suisse.
Alors ce message est destiné aux amis qui hésitaient encore à venir vous rendre visite! En effet, maintenant, je suis formelle, le Burkina regorge de coins charmants et splendides à découvrir et Bobo et Banfora sont deux régions qui valent vraiment le détour.
Ce qui est assez génial c'est que les "sentiers touristiques" en tant quel tels ne sont pas encore balisés. Impossible d'envisager visiter seules le lac Tengrela, pourtant bien indiqué dans le guide. On se perd dans un dédale de "six mètres", ces routes non goudronnées pleines de trous...
Prenez le 1er six mètres à gauche, puis le second à droite, et ensuite le 1er à gauche, la route a été coupée à cause des inondations, vous dira-t-on... On s'y perd! Obligé dès lors de passer par un "guide", charmante personne habitant dans le village en question et qui passera les deux heures à vous emmener aux "Spots" à voir en vous racontant toutes les coutumes et habitudes de son ethnie. On est du coup vraiment plongés dedans!
Comme ça fait du bien de sortir de la ville et de découvrir les campagnes, les villages, les cases et de mettre des images sur des réalités du pays dont j'entends parler depuis le début mais qui me semblaient encore abstraites. Je vous propose de faire un petit tour sur mon album photos .Bobo est très sympathique, (un peu) moins animée que Ouaga. On y retrouve le vieux quartier, qu'on dit "non-lottis", c'est-à-dire sans eau ni électricité. Ce vieux quartier est appelé "village", la population y a gardé ses coutumes, et la visite accompagné d'un guide vivant dans le village est super intéressante. On peut y gouter la bière de mil (euh, je ne dirais pas que c'est bon..), y découvrir la manière de fabriquer les outils en métal (voir les photos).
Nous avons ensuite filé vers Banfora, une petite ville d'où on peut aller faire de la pirogue sur le Lac Tengrela, connu pour ses hippopotames. Bon, je ne vais pas mentir, j'ai pas vu leur tête, ils étaient pas de bonne humeur ce jour là semble-t-il... un endroit d'un paisible! Puis cap vers les cascades et les pics de roches connus dans la région. A nouveau, oubliez l'idée d'y aller seuls... il faut traverser 18 champs de canne à sucre avant de trouver un semblant de pancartes annonçant que vous êtes arrivés au bon endroit! Mais tout ça a du charme... pas un seul touriste autre que Stef et moi sur des sites que je qualifierais de grandioses.
Voilà voilà. J'ai dépassé la demi page, encore une fois... j'espère vous avoir donné envie de venir.
A tout bientôt ?
Elo
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