vendredi 30 mai 2008

Plic...ploc

8h00 ce matin, la chaleur est tombée, on respire. Le ciel est couvert de nuages légèrement jaunis par la poussière, le toit en tôle ondulée se cambre et se tord sous l'effet du vent qui souffle et souffle encore... Pas de doute, dans quelques minutes la pluie sera là !

"Plaisir partager"

Une vidéo choc qui vaut le coup d'œil. >>Voir la vidéo

Fantastic machine



Vraie machine -comme certain le prétendent- ou animation en images de synthèse ? Dans les deux cas, c'est balaise...

dimanche 25 mai 2008

Reportage : cinéma d'animation "Made in Burkina"


Petit sujet sur une formation en cinéma d'animation dispensée à Ouaga avec pour objectif de former les animateurs d'un film qui devrait être entièrement réalisé au Burkina dans les années à venir...

>> Voir le reportage

mercredi 7 mai 2008

Back to Belgium !

Le marathon a commencé...

  • petit séjour entre amis sur la côte d'Opale (farniente, plage, barbec', bibine, VTT...)
  • anniversaire déjanté d'un berger exilé chaque hiver à Bruxelles (vous l'avez reconnu ?)
  • rencontre avec les nouveaux bébés, spécial dédicace à Gilles qui est déjà presque aussi grands que ses parents!
  • Visite à la famille (salut Bobo!)
  • Visite aux amis (vous êtes nombreux, merci!)
  • visite des nouveaux apparts des unes et des autres (suis assez impressionné, si si !)
  • Orbem, Forem, Capac - le tout en 1h30, qui dit mieux ? Me voilà officiellement chômeur non-indemnisé.
  • Rdv chez Géraldine (la dentiste). Tout est en ordre, merci...
  • concert ('Les têtes raides' ce soir aux Nuits Botaniques)
A suivre ...
  • une semaine à la côte d'Azur avec toute la famille Richard
  • à l'aller, étape chez ledit berger ?
  • au retour, étape à Paris (en TGV, cool !)
  • DOUDOU, rdv à la corde...
  • visite à la famille
  • visite aux amis
  • deux jours à la mer du nord avec la famille Monnier
  • une interview à réaliser
  • souper entre peyrescans
  • soirée à Charleroi
  • soirée pré-départ
Jusqu'ici ça roule, c'est un peu bizarre de se retrouver dans des endroits connus avec un regard tout de même différent... Mais c'est un peu tôt pour vous parler de tout ce qu'on ressent par rapport à ce retour, faudra patienter un peu...

PS: les deux gus' on repris le bateau en Martinique pour retraverser l'Océan Atlantique dans l'autre sens. Ils ont aussi déposé une nouvelle vidéo sur leur blog. Attention, ça donne méchamment envie de faire son sac et de tailler la route... Le blog de Thibaut & Raph

Reportage : les plates-formes multifonctionnelles

359 communes et 800 villages au Burkina Faso mais 64 localités seulement sont électrifiées (chiffre Sonabel). Les plates-formes multifonctionnelles offrent une solution –provisoire- à ce problème.

Ces plates-formes se présentent sous la forme d’un gros moteur (mise en route avec une manivelle) qui actionne des moulins à grain ainsi un système électrique qui permet de charger des batteries (pour LA télé du village), de charger les portables des jeunes et d’alimenter un poste à souder pour réparer les outils, charrettes et autres brouettes.

Prochaines étapes : amener de la lumière dans l’école du village, mettre en place un mini réseau d’électricité ou créer un réseau de distribution d’eau (pompe électrique) et pourquoi pas amener les NTIC au cœur des régions reculées grâce à ce système.

Du biocarburant fabriqué au village

Le moteur fonctionne pour l’instant au gasoil (très cher et très polluant) mais un projet de production locale de biocarburant est mis en place. Pour la suite…

>> Voir le reportage


En savoir plus ?

lundi 28 avril 2008

La ceinture de la méningite

La méningite atteint Ouagadougou et dépasse le seuil des 800 morts.

L'épidémie de méningite qui sévit depuis début janvier au Burkina Faso, située sur la "ceinture de la méningite" a fait plus de 800 morts et a atteint Ouagadougou, jusque-là épargnée par la maladie, a annoncé mercredi un responsable du ministère de la Santé. "Entre le 1er janvier et le 20 avril, nous avons recensé au total 8.382 cas suspects de méningite, dont 811 décès, soit un taux de mortalité de 9,67%".

Un total de 300.000 doses de vaccin ont été envoyées ou seront envoyées pour vacciner "gratuitement" la population dans plusieurs régions, a déclaré le porte-parole du Ministère de la santé. Le Burkina Faso est parmi les plus affectés cette année par l'épidémie de méningite qui touche ou menace plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Paru dans Jeune Afrique 28 avril 08

La Croix-Rouge Bukinabe intervient elle aussi main dans la main avec le Ministère de la santé, en organisant , des séances de "sensibilisation" pour la population, ceci en parallèle de des séances de vaccination orgnisées la santé publique.

Les croyances au Burkina sont en effet très fortes et certains symtomes qui apparaissent chez l'enfant sont banalisés, voire attribués à des démons ou autres esprits.
Il est important dès lors que les parents comprennent ce que recouvre cette maladie et intègrent l'idée que la prise en charge médicale peut empêcher à la maladie de mal tourner.

Ensemble, le paludisme et la méningite combinées à la malnutrition sont les maladies qui emportent le plus d'enfants ici au Burkina.

Reportage : le NERICA

Et de cinq sur TV5 ! Suis trop content... >>VOIR LE REPORTAGE

Le Nerica (New Rice for Africa) est une nouvelle variété issue du croisement de riz africain et de riz asiatique. Du premier, il tire sa résistance et du second sa productivité. On estime qu’un hectare de Nerica produit 8 à 12 tonnes de riz contre 4 tonnes pour les variétés africaines habituelles. Je me suis rendu à Bagré (+/- 220 km au sud-est de Ouagadougou) où on cultive le NERICA grâce à un barrage sur le Nakambé qui permet d’irriguer 1800 hectares de cultures riz.

En savoir plus ?

vendredi 25 avril 2008

Old School


> Clip de Smockey réalisé par Gidéon, un de mes collègues chez Manivelle...

lundi 21 avril 2008

Reportage : nouveau directeur FESPACO

Michel Ouedraogo, ancien rédac' chef du Sydwaya (hebdo gouvernemental) a pris les rennes du Festival Panafrician de Cinéma de Ouagadougou, LA célébration culturelle de Ouaga qui a lieu tous les deux ans. Je l'ai rencontré.

>> A voir dans le JT Afrique de RFO (du dimanche 20 avril) à +/- 3 min du début.

L’édition 2008 du FESPACO aura lieu du 28 février au 7 mars. Cette 21ème édition fêtera le 40ème anniversaire de la création du festival.

vendredi 18 avril 2008

Nouvel ordre mondial...

"Derrière la flambée des prix des denrées alimentaires se profile une réorganisation du monde. La fin programmée du pétrole suppose l'affectation des céréales aux biocarburants. La gourmandise inédite des chinois pour la viande suppose plus de fourrage pour l'embouche. Sous le prisme du libéralisme spéculatif, le nouvel ordre du monde est donc le suivant : 1_ les automobiles, 2_ les porcs, 3_ les africains. "

In: Le dromadaire qui bosse pour vous, Journal du Jeudi, n° 865, 17-23 avril 2008

dimanche 13 avril 2008

Burkina mode d’emploi 3

3/ L’hygiène et les déchets

Côté hygiène, les choses ne sont pas simples ici. Les « sachets noires » sont utilisés en surconsommation. Ces sachets jonchent les sols, les campagnes, décorent les arbres… le sachet noir fait complètement partie du quotidien. Tout doit être emballé dans un sachet, même un œuf acheté dans une gargote au coin de la rue.

Le concept de poubelle est presqu’inconnu ici. On jette tout par terre, partout et tout le temps. Dans le bus, sachet d’eau terminé, on ouvre la fenêtre et on balance. La différence entre déchets naturels et déchets « artificiel » n’existe pas. Une peau de banane et un sachet ou un bidon, c'est la même chose ! Si chez nous, le système de tri est en train de faire un boum, ici, un long chemin reste à parcourir.

Mais par où faudrait-il commencer pour changer des habitudes comme celle-là ? A l’école, aujourd'hui, les concepts du déchet et de l’hygiène ne sont pas ou peu abordés. Pourquoi voudriez-vous qu’un enfant aille spontanément jeter mettre son papier à la poubelle si jamais on ne lui a expliqué à quoi servait une poubelle ?

Dans notre quartier, un groupement de femmes veuves se charge de lourde tache de récupérer les ordures. Ces dernières sont déversées dans une grand espace à 2 km de Ouaga, à côté d’habitations moins chanceuses que nous. Chaque maison doit payer un montant de 2.000 FCFA (soit 3€) / mois pour ce service, montant que je donne avec plaisir en fin chaque mois à ces femmes habillées de vert, extrêmement courageuses. Le problème, c'est que très peu de burkinabès peuvent s'offrir ce service. Les familles déversent dès lors leurs ordures devant leur cours (maison) ou juste un peu plus loin. Il va sans dire que certains quartiers sont dès lors extrêmement sales.
Et qui dit hygiène, dit santé... La santé et le système en place dans le pays seront le prochain sujet de "Burkina mode d'emploi" mais retenez déjà une chose qui vous donnera déjà une idée : l'espérance de vie est de 47 ans !

vendredi 11 avril 2008

Reportage : Grèves 8 et 9 avril

Voici le sujet que j'ai tourné sur les grèves de ces 8 et 9 avril à l'appel de l'union des syndicats du Burkina Faso. >> Voir le reportage

Les six points de revendication de la plate-forme syndicale :

  1. Augmentation des salaires : le gouvernement renvoie aux prochaines négociations avec les syndicats
  2. Réduction des prix : des mesures ont été prise et le gouvernement annonce la prolongation des suppressions de droits de douane et de TVA de 3 à 6 mois. Dans les faits, peu d’impact.
  3. Réduction taxe et TVA sur prêt bancaires : le gouvernement estime qu’il a déjà fait beaucoup d’efforts
  4. Relèvements des premières tranches de l’ONEA et de la SONABEL : sur ce point le gouvernement a suivi la demande des syndicats mais n’a pas fixé de date pour l’application…
  5. L’application immédiate des points issus des négociations syndicales de 2007 : le gouvernement estime que c’est déjà appliqué ou en cours d’application
  6. Examen de la plate-forme d’action de la coalition contre la vie chère : le gouvernement se contente de dire qu’elle « fera l’objet d’un examen attentif ».

mercredi 9 avril 2008

The Bé In Burundi Xperience

Bé est une amie d'enfance d'Elo, c'est aussi la jumelle de Pascaline pour ceux qui la connaisse. Elle était venue passer les fêtes avec nous entre Ouaga et la brousse. A découvrir d'ailleurs, le récit de ce nouvel an un peu dément (photos à l'appui). Oui, la tête de con avec sa lampe de poche, c'est moi (faites vous plaisir, cliquez pour agrandir!).

Enfin tout ça pour vous dire qu'elle a ouvert un blog à son tour pour nous faire découvrir un autre coin d'Afrique qu'est le Burundi. Elle part là-bas pour bosser à la mise en place d'un journal à Bujumbura. Elle en profitera certainement faire des super photos. Un blog à suivre donc !

Quoi l'adresse ?

Ah oui, l'adresse... http://badamantidis.blogspot.com/

mardi 8 avril 2008

Reportage : Le point de vue d'une famille sur 'la vie chère'

Un nouveau petit reportage diffusé sur TV5. Toujours selon la même méthode, images et interview par votre serviteur; montage et commentaire fait à Paris par les équipes de AITV.

Tourné samedi dans la banlieue de Ouaga. Sacré aventure que de se balader dans ce p'tit marché avec une caméra... Surtout quand vous êtes blanc !

C'était quand même super et le tô était plutôt bon ! Merci à Sonia, Elise et à toute la famille...

>>> Voir le reportage

lundi 7 avril 2008

Elo bien nattée !

C'est presqu'un passage obligé... Elo s'est fait 'natter' par Bintou qui bosse comme nounou pour un de ses collègues Croix-Rouge et qui est justement une ancienne coiffeuse. Après quelques inquiétudes (voir photo!), elle est finalement satisfaite du résultat. Et autant vous dire qu'elle a son p'tit succès ! Merci Bintou...

vendredi 4 avril 2008

Forum Social Ouahigouya

Voilà mon p'tit sujet du week-end dernier...
Sur le forum social de Ouahigouya donc ! Le deuxième du genre au Burkina Faso. Bon cette fois ça n'est pas passé dans le JT Afrique de TV5 mais bien dans celui de RFO. C'est pas mal non plus !

Le sujet se trouve à environ la moitié du JT (8:08)
>> Voir le sujet

dimanche 30 mars 2008

Burkina mode d’emploi 2

2) La cours, lieu de vie familiale de tous les jours

Le Ouagalais, ou plus généralement le Burkinabè, vit dans une « cours », dans sa « grande famille » avec père, mère, oncle, tante et autre cousins. Il n’est pas rare de savoir que plus de 20 personnes vivent dans cette même cours. L’idée est d’avoir un espace fermé délimité par un mur de séparation. Au fond de la cours, on trouve, l’un ou l’autre toit pour les jours de pluie. De manière générale, la famille vit dehors, dans cet espace, sans imaginer que chacun ait sa chambre. Nous sommes bien loin de nos petites maisons cosy où chacun a son espace propre avec ses petites affaires.

Si le burkinabè a la chance d’avoir un travail avec un vrai employeur, il se rend « au service », à vélo ou à mobylette mais ça ne concerne malheureusement qu’une toute petite partie de la population. Les autres, embarquent leurs sacs emplis d’articles à vendre (arachides, papayes et oranges, chaussures importées, cigarettes ou autres bassines en plastiques) dans la rue et se rendent sur leur lieu de vente. Les moins chanceux attendent, attendent dans la cours… qu’un des membres de la famille parvienne à amener de quoi se nourrir le soir.

S’il en a les moyens, le Ouagalais a accès à l’électricité, extrêmement chère ici à cause des prix à l’importation du pétrole. Moins de 20% du pays est couvert en électricité. Ça parait anodin mais la vie est totalement différente quand on n’a pas l’électricité. Il faut le vivre pour pouvoir prendre conscience de notre dépendance à l’électricité. A Ouaga, nous avons l’occasion d’en faire l’expérience régulièrement car suite aux grandes chaleurs (38° dans la maison aujourd’hui), la société d’électricité n’arrive pas à assurer la surconsommation liée à l’utilisation de l’air conditionné dans les "services". C'est finalement un bel exercice d'être amené à vivre sans électricité de temps en temps !

mercredi 26 mars 2008

Reportage CEA Côte d'Ivoire

Vendredi matin, j’arrive au boulot tranquille vers 9h15, j’ai un rendez-vous l’aprem’ mais rien de spécial le matin. Et puis je reçois un SMS de Jean-Claude :

- « Y’a une urgence pour AITV , consulte tes mails».

Un peu d’action ? Euh ouais, mais y’a coupure…donc pas de mail, ni de téléphone. Je fini par appeler AITV à Paris avec mon portable au numéro d’urgence.

- « Allo, c’est Joffrey au Burkina, vous pouvez me rappeler ? »

Gabrielle, journaliste de AITV m’informe qu’il y a une réunion à Ouaga du Comité d'Evaluation et d'Accompagnement (CEA) des accords de Ouagadougou avec Blaise et Soro et que ce serait bien si je pouvais faire quelque chose là-dessus... Elle me donne même un numéro de contact...

- « Allo l’attaché de presse du Président ? Quoi, la réunion commence dans 10 minutes ? »

Meeeerde…

Le temps de rentrer à la maison préparer mon matos, enfourcher mon bolide et de retrouver mon chemin dans Ouaga 2000 (à l’autre bout de la ville) et me voilà à bon port mais en retard !

Je suis accueilli par un tapis rouge, des tas de flics et des gardes en uniforme de gala et un portique de sécurité. Quand je fini par arriver à la salle de réunion vers (10h00) les journalistes en sortent et ont un p’tit rictus en me voyant débarquer…

L’attaché de presse m’explique que pour la presse c’est fini. La réunion se tient à huis clos, un point presse aura lieu à l’issue de celle-ci. Une longue journée d’attente se profile…

J’en profite pour vous en dire un peu plus sur ce CEA. Le Président du Faso -Blaise Campaoré- est le 'facilitateur' de ce comité qui met en présence les différentes parties au conflit en Côte d'Ivoire - dont le Président Laurent Gbagbo et l'ex chef des rebelles aujourd'hui Premier Ministre, Guillaume Soro. Le but de ce comité est de permettre au processus de paix de continuer son bonhomme de chemin en veillant à l'application des accords de Ouaga dans les délais prévus.

Les principaux points de ces accords sont :

  1. L’identification Générale des populations. Il s’agit de fabriquer des cartes d’identité pour l’ensemble de la population, reconstitution des registres de naissance (perdus ou détruits). Ça paraît con mais ça demande un sacré boulot et ça détermine tout le reste.
  2. Le processus électoral. Cartes d’électeurs, listes électorales, bureaux de votes… Tout le nécessaire pour des élections démocratiques et transparentes.
  3. Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire. Créer un centre de commandement intégré pour les deux parties ex-belligérantes, désarmer, démobiliser et réinsérer les anciens militaires rebelles (des allocations sont -par exemple- prévues en attendant qu’ils soient réinsérés dans l’armée régulière).
++ Texte intégral des accords de Ouagadougou ++

Mais revenons à nos journalistes... Nous sommes une bonne quinzaine à patienter. Presse écrite, agence de presse, radio, télé, tous les médias sont représentés.

Beaucoup de journalistes ivoiriens sont de la partie, apparemment ils sont venus dans les valises du Premier Ministre Soro. Il y a aussi quelques journalistes burkinabé et…un blanc, moi. C’est une bonne occasion de rencontrer des pros, de jargonner sur le matos vidéo… Il sont tous assez relax, discutent foot ou politique à grands renforts de coups de gueules ou de fous rires !

Un bon moment donc, s’il ne s’était prolongé toute l’après-midi… A l’heure du dîner on est invité à l’arrière–salle où on partage un buffet avec les officiers militaires. De l’autre côté des cloisons, les politiciens se régalent, toujours en huis clos.

Finalement à 18h30, ces messieurs annoncent que ‘la presse est demandée’ (ben voyons !). On se précipite donc dans la salle de réunion. On a droit un pâle discours par un quidam de porte-parole. Trois minutes plus tard, it’s over, tout le monde dehors ! Et meerde, ça va être un peu court…

A la sortie je fais le pied de grue avec la meute de journaliste, les micros tendus, les photographes et les caméramans tiennent leur place. Va falloir jouer du coude !

Le Président Campaoré puis le Premier Ministre Soro répondent à quelques questions. Bon y’a de la matière. Avec les quelques plans que j’ai pu faire dans la salle et les images de ce matin que le journaliste de la RTB (télé nationale) m’a promis, ça devrait le faire…

Après ça, il me reste à récupérer les images de la RTB -plus compliqué que prévu évidemment et image complètement penchées ! - préparer une sélection d’images et itw de +/- 5 min, la compresser et l’envoyer par le net sur le serveur de AITV, préparer un p’tit commentaire, une liste minutée des images… Mais tout ça c’est une autre histoire !

dimanche 23 mars 2008

En avant, marche!

Ça y est ! ça aura mis du temps…mais le projet pour le quel je suis arrivée ici devient, enfin, réellement opérationnel !
Six mois de mise en place, de remise en question, six mois difficiles pour lancer un projet si ambitieux. Mais on y est ! Nos équipes, 18 infirmiers et 9 animateurs, passent de village en village (180 villages couverts par le projet) afin d’aider les villageois à identifier et soigner les cas de malnutrition parmi les enfants. Le principe est d’expliquer aux villageoises (les femmes sont les points centraux du le projet) ce qu’il faut donner comme complément à l’enfant malnutri tout en expliquant, en parallèle à la maman de grands principes permettant d’éviter de retomber dans la même situation dans quelques mois.

L’équipe basée à Ouaga s’est largement étoffée. Alice, la comptable est devenue mon super bras droit ! Siaka, le logisticien, ancien militaire commence à comprendre ce qu’un projet si énorme attend d’un logisticien. Idrissa, Chef de projet, s’est complètement approprié le projet et le porte à bout de bras. Il est épaulé par Albert, médecin congolais, expatrié Croix-Rouge de Belgique. Une histoire à lui tout seul cet Albert! Et enfin, Rosine, ma cheffe de mission, a, certes des défauts, mais on peut lui reconnaitre une grande qualité : elle fait bien avancer les choses !

Si j’avoue avoir remis un peu en question le projet lors de mon arrivée et des mois qui ont suivi, je suis aujourd’hui persuadée de son utilité !

La situation nutritionnelle du pays est bien plus alarmante que prévu. Vous souvenez-vous du Niger il y a deux ans lorsqu’on a parlé d’une grave crise de malnutrition ? Et, bien, nous sommes un peu près dans le même schéma. Les récoltes ont été mauvaises cette année à cause de pluies inexistantes ou tellement fortes qu’elles ont détruit les cultures. Et le prix des matières premières (qui n'en a pas entendu parler?) est de plus en plus élevé de sorte, que l’importation n’est pas non plus la solution.

Le projet a donc toute sa raison d’être actuellement. Et ça, ça fait du bien au morale de se savoir utile même si c'est dur de se rendre compte que la situation est si grave dans le pays !